Jacqueline Oud - Culture

Violences conjugales contre les femmes

Vive la liberté de la femme en Europe ?

On a beau dire que nous vivons dans des pays modernes et que les femmes en Europe ont le droit de travailler, d’aller seule dans les rue, et làoù elles veulent, s’habiller quasiment comme elles le veulent. Cependant nous devons faire face àun fléau qui ne nous différencie pas tant des pays que l’on considère "sous développés àl’égard des femmes". Car, dans la plupart des pays en Europe on constate avec horreur que beaucoup de femmes subissent des violences conjugales. On a beau avoir fait des études, quant àla violence on ne pourra jamais se défendre car en tant que femmes, on n’a pas les mêmes forces physiques que les hommes. Aussi, il y a d’autres raisons ensuite qui font que nous n’agissons pas de manière logique et qui font que nous resterons avec celui qui fait justement subir la violence.

Ces violences conjugales, on en parle de plus en plus. D’une part on voit le stress croissant de la société qui nous pèse et qui influence directement le nombre de violences conjugales. D’autre part, les droits des femmes, leurs voix et la rébellion contre la silence qui essaient de rendre plus visibles les dangers. Même si ces deux forces montent, on ne peut nullement parler d’un équilibre.

Certaines voix osent dire qu’il y a aussi des femmes qui battent leurs maris, ou que c’est la cause de la femme qu’elle est battue. Mais cela ne donne toujours pas le droit d’accepter quelconque violence.

Selon des articles que l’on peut lire àce sujet, les violences ont même plus lieu dans des classes sociales plus aisées que dans les classes moyennes ou ouvrières. On aura pu penser le contraire, mais non. Il ne suffit pas de dire qu’il s’agit de bruts et de personnes d’un niveau de éducation modeste.

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l’amour.... passionnément

Je n’ai plus les chiffres exacts en Europe mais il paraît que les violences conjugales touchent tous les pays quasiment de manière identique. Il faut penser àun ordre de grandeur entre 1 sur 10 et 1 sur 7 selon les pays. En Espagne on en parle également de plus en plus. On est même allé àsuggérer un bracelet qui sonnera dès que l’homme vient àl’intérieur d’un périmètre fixé autour de la femme qu’il maltraite. Cette semaine dans le magazine « El Pais  » il y a de nouveau un article au sujet des violences conjugales. Quatre femmes racontent leurs souffrances. Une a tenu pendant 27 ans avec les violences avant de prendre la décision finale de le quitter. Pourquoi si long ? Il lui disait qu’elle était « nulle  » et servait àrien, et au bout d’un moment on entre dans un cercle infernal et on le croit.

Violences, mais pas seulement physiques

Même si les violences conjugales sont souvent ceux qui atteignent réellement les femmes de violences physiques, il ne faut pas négliger ces violences mentales. Le nombre d’hommes qui ne battent pas réellement sa femme mais qui utilisent une violence mentale tel que des injures, des lavages de cerveau quant àsa qualité etc., sont très nombreux et d’une autre manière très dangereux.

J’attends les féministes parmi vous dire, « mais franchement, elles n’ont que às’en aller, ou àle dire àla Police, se trouver des ami(e)s pour l’écouter. Il faut pas qu’elles y restent, c’est après leurs faute aussi car elles se laissent faire ». Je ne crois pas que vous ayez tous compris et vous jugez trop facilement. Si une femme sur 10 en France est battue par son mari, vous devez en avoir dans votre entourage. Eh, vous en connaissez tant que cela ? Probablement que non.

Quelques raisons pourquoi on ne connaissent pas tous ces femmes qui subissent les violences conjugales :

  • les femmes sont fières,
  • les femmes ne veulent pas faire perdre la face de leur mari
  • les femmes croient qu’en effet c’est leur faute, donc ce sont elles en tort
  • les femmes n’ont pas appris àparler de ce qui se passe, on ne pas si modern après tout, ou depuis si longtemps
  • les femmes croient que cela ne fera que aggraver la situation et quid des femmes qui ont peut-être vue faire leur père faire pareil, qui ne connaissent déjàpersonnes d’autres, qui sont déjàquasi renfermées chez elles, ou qui n’ont pas un lieu pour aller ?

Ce n’est pas évident. Puis, il y a celles qui nient qu’elles sont battues par leurs maris mêmes si elles ont le visage régulièrement avec des blues voire pire.

Une situation pas si facile àrésoudre

On voit que les raisons peuvent être divers et qu’il n’y a pas - àmon sens - une solution unique pour s’en sortir. Le stress que l’on subit aujourd’hui tous, ne facilitera pas la situation. J’ai récemment vu le film français « Le Couperet  » où un homme, cadre, perds son emploi et essaie de faire face àson rôle de père de famille et être àla hauteur de l’homme de la maison. Il n’agit pas àla légère, mais il ne s’y prend pas àsa femme, au moins pas physiquement. Il aurait pu aussi bien, ce n’est qu’àun pas.

Le gouvernement français àlancé un campagne avec « des images fortes et un message engagé  » afin de rendre les personnes plus sensibles et de leur faire connaître les possibilités d’aide. J’espère que cela change quelque chose, mais je suis sceptique. On n’arrive pas àapprocher la source du problème, seulement le résultat.

Des liens pour plus d’information, ou de l’aide

Les images sont en effet « choque  », voyez le lien direct vers le spot publicitaire : du site du Gouvernement français et le campagne contre les violence conjugales. Pour plus d’informations vous pourrez aller sur la fiche pratique avec des numéros de contacts.

Je ne suis pas une psychiatre et je ne saurai pas quoi vous dire, mais si vous subissez de la violence conjugale ce n’est pas forcément votre faute et il doit bien y avoir un moyen pour s’en sortir, seule ou ensemble. Ne terminez pas votre vie comme la femme dans le spot publicitaire.

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violences conjugales

[8 mars 2005]


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