Jacqueline Oud - Culture

Yann Arthus-Bertrand vous emmène voir la Terre vue du Ciel

Plus que des jolies photos

Ses photos sont connues partout dans le monde et il a déjàorganisé des rencontres et expositions dans divers pays. Yann Arthus-Bertrand, photographe français, a fait de son livre « La Terre vue du Ciel » un incontournable de la photographie. Ceux qui regarderont au delàles photos, s’apercevront qu’elles ne sont pas seulement belles mais qu’elles transmettent également un message important : le développement durable de notre planète

Toutes ses photos nous montrent la Terre sous toutes ses facettes. Certaines montrent des endroits les plus idylliques de la Terre, tandis que d’autres mettent au clair comment les civilisations passées et actuelles ont influencées ses origines. La variété des images, presque toutes prises d’un hélicoptère, nous aide àprendre conscience de la façon dont nous traitons la Terre et d’en comprendre les conséquences. Si nous tenons àvisiter encore des destinations comme Bora Bora (voir ci-dessous), nous devrons reconsidérer les dommages que nous leurs apportons.

Nous exploitons aussi notre environnement dans notre course vers le capitalisme. Nous construisons des maisons partout, nous faisons des routes et nous détruisons les forêts. Il est même possible que les belles photos de Yann Arthus-Bertrand deviennent dans le futur notre seul souvenir de la beauté de notre planète.

Et en même temps, elles nous montrent que nous sommes déjàsur le chemin de conscience et d’action envers la Terre. Nous augmentons le nombre de sites naturels et de réserves protégées, nous sommes àla recherche de nouvelles formes d’énergie et nous commençons àréparer certains de nos dégâts.

Un témoignage aérien de notre planète

La Terre vue du Ciel est pour cette raison un véritable témoignage qui montre autant le côté positif que le côté négatif. Ce témoignage ne doit pas être réduit àregarder seulement des belles photos, car depuis 1990, Yann Arthus-Bertrand a survolé une centaine de pays. Ses photographies aériennes, indissociables des textes qui les accompagnent, invitent chacun àréfléchir àl’évolution de la Terre et au devenir de ses habitants. Un constat en images et en mots pour prendre conscience que nous sommes tous individuellement responsables de notre planète, et décider ensemble de ce que nous lèguerons aux générations futures.

Yann Arthus-Bertrand se veut optimiste et croit au bon côté de chacun.
Il n’a pas cherché àtransmettre une image négative et désespérée de la situation, mais plutôt une image qui montre la beauté de notre planète.
C’est de cette façon qu’il souhaite que les personnes prennent conscience de l’enjeu et qu’elles aient envie de préserver la beauté de la Terre.

Et peut-être a t-il bien raison quand il dit que notre génération technologique est finalement la première prête a être consciente de ses forces et capacités quant àinfluencer la nature et son environnement.

Quelques photos pour vous donner un aperçu de Terre vue du Ciel

Les photos ci-dessous vous donneront un aperçu du travail sur La Terre vue du Ciel et de son enjeu pour l’avenir. Je tiens àremercier Yann Arthus-Bertrand pour son accord de publications de ses photos sur mon site et je voudrais également remercier son équipe pour tout le support qu’elle m’a donnée.

J’ai regroupé ces photos en trois catégories, afin d’accentuer quelques idées principales que Terre vue du Ciel m’a données :

  • Tourisme
  • Population
  • Vivre en paix avec notre Terre

Le tourisme

Le tourisme est pour de nombreuses personnes un moyen de détente ou de passer des vacances. C’est également une manière de découvrir en vrai la beauté des civilisations passées. D’autre part, pour beaucoup de pays, c’est une forme de revenus importante qui permet le développement et le moyen de vivre pour sa population. Cependant, quand le tourisme devient du tourisme de masse, les risques et dangers sont juste àun pas. Les trois photos que j’ai choisi d’afficher montrent des endroits idylliques mais en danger réel. En danger parce que les touristes n’en prennent pas soin. En danger aussi, àcause des industries qui se développent aux alentours avec une gestion non écologique. Ou bien aussi àcause des climats politiques ou religieux.

Si nous tenons àvisiter dans l’avenir encore des endroits idylliques, il nous faudra trouver un moyen d’équilibre et une forme d’harmonie entre ses différents éléments. Humilité, compréhension et coopération n’en seront qu’un premier pas.

L’Archipel de Bora Bora

  • Bora Bora, Polynésie française, France
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TVDC-Bora Bora

L’Archipel des îles Sous-le-Vent, en Polynésie française, Territoire d’outre-mer depuis 1946, abrite cette île de 38 km2 dont le nom signifie « la première née ». Elle est constituée de la partie émergée du cratère d’un ancien volcan, vieux de 7 millions d’années, entourée d’un récif-barrière de corail sur lequel se sont développés des motus, îlots coralliens couverts d’une végétation constituée principalement de cocotiers. La seule ouverture du lagon sur l’océan est la passe de Teavanui, suffisamment profonde pour permettre l’entrée des cargos et navires de guerre (l’île a servi de base militaire aux Américains de 1942 à1946). L’ensemble des formations coralliennes de la planète ne couvre que 284 000 km2 de fonds marins (l’équivalent de la moitié de la France), dans les régions intertropicales où la température de l’eau permet leur croissance. Peu étendus, ces milieux recèlent néanmoins une remarquable diversité biologique : quelque 100 000 espèces végétales et animales y ont été recensées, sur un total estimé à2 millions. Plus de 50 % des récifs coralliens du globe (80 % dans les zones les plus peuplées) sont toutefois détériorés par les impacts des activités humaines.

Egypte et son obélisque

  • L’Obélisque inachevé, Assouan, Égypte
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TVDC Egypte - Obelisque

Figé sur son lit de taille, cet obélisque condamné àl’horizontalité n’atteindra jamais sa pleine signification de symbole grandiose des sociétés humaines. Il se brisa au moment de son extraction, ce qui lui valut d’être abandonné dans sa gangue de granit. Le destin insolite du plus grand de tous les obélisques, avec 1 200 tonnes et 42 m de longueur, s’est ainsi achevé dans sa carrière d’Assouan, où il n’en contribue pas moins au tourisme, principale source de devises pour l’Égypte. Malgré deux baisses d’activité majeures provoquées par la guerre du Golfe en 1991 puis par un attentat àLouxor (62 morts dont 58 touristes) en 1997, le secteur touristique affichait en l’an 2000 4,3 milliards de dollars de recettes (5 millions de visiteurs). Pour les nations dont l’économie dépend largement du tourisme, notamment nombre de pays en développement où son importance va croissant, les répercussions de tels événements, comme de plus lointains (nouvelle chute de fréquentation àla suite des attentats perpétrés aux États-Unis en septembre 2001) peuvent être sévères (2 milliards de dollars de pertes pour l’Égypte en 1998).

India - Taj Mahal

  • Le Taj Mahal àAgra, Uttar Pradesh, Inde
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TVDC - India - Taj Mahal

Construit entre 1632 et 1653 àla demande de l’empereur moghol Shah Jahan, le Taj Mahal est dédié àson épouse, Mumtaz Mahal (l’" élue du palais "), morte en mettant au monde leur quatorzième enfant. Du haut de ses 74 m, il surplombe la rivière Yamuna àAgra, au nord du pays. Orné de fines sculptures (versets coraniques, motifs floraux et géométriques) et de pierres semi-précieuses, ce mausolée de marbre blanc est l’Å“uvre d’une trentaine d’architectes et 20 000 ouvriers. Inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1983, cet édifice a commencé àêtre altéré par la pollution industrielle au XXe siècle. Aussi, en 1993, 212 usines d’Agra ont été fermées afin de préserver sa blancheur, symbole de la pureté de l’âme dans la religion musulmane. Si l’islam, avec environ 100 millions d’adeptes, fait de l’Inde le deuxième pays musulman au monde après l’Indonésie, le culte principal demeure l’hindouisme pour 80 % de la population. Ces quelque 800 millions d’hindous représentent la quasi-totalité des adeptes de l’hindouisme, troisième religion au monde.

La population

Le niveau de richesse mondial a bien augmenté et àainsi attiré de nombreuses personnes vers les métropoles des pays. Chacun espère avoir sa part de la richesse. Toutefois, la croissance de la population et le besoin de logement en sont une conséquence principale. Le besoin de logement a même dépassé la quantité disponible et le premier souci n’est plus le confort. De plus, les contrastes entre riches et pauvres se sont encore accentués et sont plus visible. Le gain d’espace est devenu une des préoccupations principales de tous les jours pour les états au détriment de la qualité. Et entre temps... la population continue toujours àaugmenter.

Brésil - Rio de Janeiro et ses Favelas

  • Favelas àRio de Janeiro, Brésil
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TVDC - Favela, Rio de Janeiro - Brazil

Près d’un quart des 10 millions de Cariocas - les habitants de Rio de Janeiro, au Brésil - vit dans les cinq cents bidonvilles de l’agglomération, ou favelas, qui ont connu une expansion croissante depuis le début du siècle et sont devenus le berceau d’une forte délinquance. Pour la plupart accrochés aux flancs des collines, ces quartiers pauvres et sous-équipés sont régulièrement victimes de glissements de terrain meurtriers lors des fortes pluies. Parallèlement, en aval des favelas, les classes moyennes et aisées de la ville (18 % des Cariocas) occupent les quartiers résidentiels qui bordent le front de mer. Ce contraste social est àl’image de l’ensemble du Brésil, où 10 % de la population contrôlent la majeure partie des richesses du pays alors que près de la moitié vit au-dessous du seuil de pauvreté. Environ 25 millions de personnes habitent dans les bidonvilles des grandes agglomérations brésiliennes.

Les Etats Unis - un exemple des agglomérations modernes

  • Highlands Ranch, banlieue de Denver, État du Colorado, États-Unis
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TVDC - USA - Housing

Ces serpentins de maisons construites àl’identique ne viennent pas rompre la monotonie de l’asphalte. La banlieue de Denver illustre bien l’étalement galopant des zones suburbaines en Amérique du Nord. Le phénomène a suivi l’expansion économique de l’après-guerre qui a encouragé l’accession àla propriété privée, chère àla Constitution américaine, et stimulé les investissements dans les infrastructures routières. Depuis, la croissance démographique dans ces zones ne cesse d’augmenter (12 % entre 1990 et 1998), au détriment des centres-ville (4,7 % sur la même période). Qualifiées de « tentaculaires », ces nouvelles cités se caractérisent par un tissu de banlieues résidentielles àfaible densité, totalement tributaires de l’automobile. Une telle dépendance àce moyen de transport, l’une des principales sources d’émission de gaz àeffet de serre, contribue àfaire des Américains les plus grands pollueurs de la planète. Si les habitants d’Amérique du Nord ne représentent que 5 % de la population mondiale, ils ont produit en 1998 près d’un quart du CO2 mondial d’origine humaine.

Vivre en paix avec notre Terre

Les populations prennent cependant conscience de leur comportement et ses dangers que celui-ci amène. Le tourisme s’est développé en masse ces dernières 50 années et les pays riches consomment tant d’énergie qu’elle semble être sans limites. Les dégâts commencent àêtre visible mais les actions se développent.

Parmi celles-ci, le Mont Blanc a été nettoyé des dechets et le tourisme est organisé de façon àmieux préserver son sommet. Aussi, des recherches pour des nouvelles formes d’énergie et des énergies plus écologiques sont àl’ordre du jour dans de nombreux pays. L’énergie éolienne se met en place dans le monde entier, permettant ainsi de fournir de l’énergie propre àl’échelle croissante.

Au final, nous commençons àrendre àla nature ce qui lui appartient. On le constate dans certains parcs naturels qui deviennt des réserves et sont partiellement interdit aux personnes. Ces lieux pourront rétablir un certain équilibre. Comme en Camargue, dans le sud de la France, où les chevaux sont libres, où l’eau n’est pas canalisée et où la flore et la faune se développent àleur guise.

Il nous reste encore beaucoup de chemin àfaire. Si nous nous y mettons tous un peu et montrons ànotre Terre nourrissante que nous savons être reconnaissants pour ce qu’elle nous donne et pour son acceuil, ce chemin peut être beau.

La France - Le Mont Blanc

  • Campement près du refuge de l’aiguille du Goûter, sur la route du mont Blanc, Haute-Savoie, France
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TVDC - France - Mont Blanc

L’imprenable mont Blanc a été vaincu en 1786. Cette conquête, pour laquelle une forte récompense avait été mise en jeu, fut la prouesse du guide Jacques Balmat et du docteur chamoniard Gabriel Paccard. Un siècle plus tard, quelque 3 000 personnes avaient tenté l’ascension et plus de la moitié, dont 67 femmes, l’avaient réussie. Aujourd’hui, le point culminant de l’Europe attire chaque année 3 000 alpinistes, qui choisissent la traversée des 4 000 m (mont Blanc du Tacul et mont Maudit) ou l’ascension par le dôme du Goûter. En pleine saison, de 300 à400 personnes foulent chaque jour le prestigieux sommet. Cette intense fréquentation, qui constitue la première ressource économique de la vallée, menace l’avenir du site : des opérations de nettoyage menées de 1999 à2002 ont dégagé du massif près de 10 tonnes de déchets. Les milieux extrêmes comme la haute montagne, particulièrement fragiles, sont sensibles aux moindres perturbations et sont facilement dégradés par le tourisme de masse.

Etats Unis, àla recherche des nouvelles sources d’énergie - les éoliennes

  • Éoliennes de Banning Pass dans les environs de Palm Spring Banning, Californie, Etats-Unis
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TVDC - USA - Wind Energy

Ce paysage étoilé d’éoliennes est désormais classique aux États-Unis et en Europe du Nord. L’Allemagne tient le 1er rang pour la puissance installée. L’utilisation de l’énergie du vent, bien qu’encore marginale dans le bilan énergétique mondial (sa puissance installée dépassait 16 600 mégawatts en 2001), a connu une croissance exceptionnelle dans les trois dernières années du xxe siècle. Les projets déjàengagés devraient porter la puissance éolienne mondiale àplus de 20 000 mégawatts àla fin de l’année 2002. Parfaitement renouvelable et non polluante, l’énergie éolienne utilise aujourd’hui les méthodes les plus modernes mises au point dans l’industrie aéronautique.

Camargue - France

  • Vase craquelée en Camargue, Bouches-du-Rhône, France
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TVDC - France - Camargue

Avant de se jeter dans la mer Méditerranée, le Rhône (812 km) se sépare en deux bras qui forment un delta de 850 km2 essentiellement composé de dépôts alluvionnaires : la Camargue. Cette vaste zone humide est à40 % couverte de marécages et d’étangs aux eaux plus au moins saumâtres (0 g à36 g de sel par litre), dont certains, appelés " baisses ", s’assèchent en été, laissant apparaître un sol vaseux qui se craquelle et se couvre de dépôts salins sous l’effet du soleil. En partie classée réserve nationale depuis 1927, la Camargue abrite une faune variée, notamment de nombreux oiseaux : flamants roses, hérons, canards, passereaux, rapaces,... Profitant également de la richesse de ce milieu naturel, l’homme pratique diverses activités dans le delta : riziculture, viticulture, chasse, pêche, élevage (chevaux et taureaux) et exploitation de plus de 100 km2 de marais salants - les plus vastes d’Europe - dont on extrait près de 1 million de tonnes de sel par an.

Pour ceux qui voudraient mieux connaitre les photos de Yann Arthus-Bertrand, je vous invite àvisiter directement le site dédié àses photos : www.yannarthusbertrand.com

Pour un développement durable

Depuis 1950, la croissance économique a été considérable : la production mondiale de biens et services a été multipliée par 7. Durant cette même période, alors que la population mondiale n’a fait que doubler, le volume de pêche a été multiplié par 5, la production de viande également. La demande en énergie a été multipliée par 5, la consommation de pétrole, dont la moitié sert aux transports, par 7, et les émissions de dioxyde de carbone, principal gaz àeffet de serre responsable du réchauffement climatique, par 4. Depuis 1900, la consommation d’eau douce, principalement pour l’agriculture, a été multipliée par 6.

Pourtant, 20 % de la population n’ont pas d’eau potable, 40 % n’ont pas d’installations sanitaires, 40 % n’ont pas l’électricité, 842 millions de personnes sont sous-alimentées, et la moitié de l’humanité vit avec moins de 2 dollars par jour.

En d’autres termes, un cinquième de la population mondiale vit dans les pays industrialisés, suivant des modes de production et de consommation excessifs et polluants. Les quatre cinquièmes restants vivent dans les pays en développement, en majorité dans la pauvreté, et font pression sur leurs ressources naturelles pour leur subsistance. Il en résulte une détérioration continue de l’écosystème Terre, qui manifeste de toutes parts ses limites : eau douce, océans, forêts, air, terres cultivables, espace libre...

Ce n’est pas tout... En 2050, la Terre comptera près de 3 milliards d’habitants en plus, pour la plupart dans les pays en développement. La croissance économique de ces pays va devoir trouver sa place aux côtés des pays industrialisés et au sein des limites naturelles de la Terre, qui ne peuvent pas s’étendre sur demande...

Si tous les habitants de la Terre vivaient comme les Occidentaux, il faudrait deux planètes supplémentaires pour satisfaire leurs besoins. Cependant, il existe un moyen d’améliorer les conditions de vie de chacun en préservant les ressources naturelles pour les générations qui viennent : il faut promouvoir des technologies moins polluantes, plus économes en eau et en énergie. Désignée par le terme de développement durable, cette voie s’offre comme un progrès pour l’humanité : celui de consommer non pas moins, mais mieux.

La situation actuelle n’est donc ni une fatalité, ni inévitable : des changements sont nécessaires et surtout, possibles. Un développement durable basé sur une croissance économique respectueuse de l’Homme et des ressources naturelles de notre unique planète permettrait d’améliorer les conditions de vie de tous les citoyens du monde et de préserver l’avenir.

Cela implique d’évoluer vers de nouveaux modes de production, de changer les habitudes de consommation. Cela nécessite la participation de tous les citoyens du monde, afin que chacun devienne acteur de l’avenir de la Terre et de l’humanité. Maintenant.

Pour savoir plus sur le développement durable et la situation actuelle, je vous invite àaller voir sur le site internet dédié: développement durable

[1 August 2004]


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